Ce que révèlent les données : un soutien précoce et accessible en matière de santé mentale prépare les familles à une réussite à long terme

Ce que révèlent les données : un soutien précoce et accessible en matière de santé mentale prépare les familles à une réussite à long terme

Partout au Canada, les problèmes de santé mentale chez les jeunes augmentent à un rythme alarmant. On estime qu'un enfant ou un adolescent canadien sur cinq souffrira d'un trouble de santé mentale, et les recherches montrent que près de 70 % des problèmes de santé mentale apparaissent avant l'âge de 18 ans.

Dans des enquêtes nationales récentes, un nombre croissant de jeunes déclarent se sentir anxieux, dépassés ou en difficulté sur le plan émotionnel, mais de nombreuses familles sont confrontées à de longues listes d'attente ou à des obstacles pour obtenir des soins. Ces réalités soulignent une vérité fondamentale : un soutien précoce et accessible en matière de santé mentale n'est pas facultatif, il est essentiel pour l'avenir à long terme des enfants et des familles.

Tout aussi importante que l'intervention précoce est la manière dont le soutien est fourni. De plus en plus, les données montrent que les modèles numériques et à distance sont efficaces, équitables et essentiels pour répondre aux besoins des familles là où elles se trouvent.

Depuis plus de deux décennies, le Strongest Families Institute (SFI) est à l'avant-garde de ce travail, traduisant la recherche en programmes pratiques de renforcement des compétences qui soutiennent les familles en temps réel.

Pourquoi l'intervention précoce est importante

L'enfance est une période cruciale pour le développement émotionnel, comportemental et social. Des recherches menées dans les domaines de la psychologie, de la pédiatrie et de la santé publique montrent que les problèmes de santé mentale non traités pendant la petite enfance et l'adolescence sont associés à un risque accru de difficultés à long terme, notamment des difficultés scolaires, des problèmes relationnels et des troubles mentaux persistants à l'âge adulte.

À l'inverse, une intervention précoce est associée à une meilleure régulation émotionnelle et à de meilleures capacités d'adaptation, à un meilleur fonctionnement familial et à une réduction du stress des aidants, à un engagement scolaire et à des relations avec les pairs plus solides, ainsi qu'à une réduction du besoin de services plus intensifs par la suite.

La Société canadienne de pédiatrie souligne que moins d'un enfant sur cinq ayant besoin d'un soutien en santé mentale reçoit des soins appropriés, souvent en raison d'obstacles tels que les listes d'attente, la géographie, le coût ou l'absence de voies d'orientation. Lorsque les familles ne peuvent pas accéder à un soutien en temps opportun, les difficultés s'aggravent souvent, ce qui accroît la pression sur les familles et les systèmes de santé.

Les approches préventives précoces sont non seulement plus efficaces, mais elles sont également plus durables.

Le développement des compétences fonctionne parce qu'il s'attaque à la racine du problème.

Des décennies de recherche soutiennent les approches comportementales et cognitivo-comportementales comme interventions de première ligne pour les problèmes courants chez les enfants, tels que l'anxiété, les comportements perturbateurs et les troubles du sommeil.

Les programmes de renforcement des compétences visent à renforcer la confiance et la cohérence des aidants, à enseigner aux enfants des techniques pratiques de régulation émotionnelle et d'adaptation, à établir des routines et des attentes prévisibles, et à renforcer les comportements positifs plutôt que de réagir aux crises.

Ces approches fonctionnent parce qu'elles sont actives, pratiques et intégrées dans la vie quotidienne. Les familles ne se contentent pas de recevoir des informations, elles mettent en pratique des compétences, reçoivent des commentaires et renforcent leur confiance au fil du temps.

Les recherches menées par SFI ont systématiquement démontré que les familles qui utilisent des programmes d'accompagnement axés sur les compétences constatent des améliorations significatives en l'espace de 8 à 12 semaines, et que ces gains se maintiennent lors du suivi à long terme. Il est important de noter que les améliorations ne concernent pas seulement le comportement ou l'anxiété des enfants, mais aussi le stress des aidants, leur confiance en eux et les relations familiales.

Santé mentale numérique : les preuves ont rattrapé l'innovation

La santé mentale numérique était autrefois considérée comme une solution provisoire ou secondaire. Aujourd'hui, un nombre croissant de recherches montrent que les interventions à distance en matière de santé mentale, dispensées par voie numérique, peuvent être aussi efficaces que les soins en personne pour de nombreux problèmes liés à l'enfance et à la famille.

Des études menées avant et après la pandémie de COVID-19 ont démontré que les interventions à distance réduisent les obstacles géographiques et liés au transport, ce qui incite davantage les familles à participer aux programmes et à les mener à terme. Les résultats en matière d'anxiété, de comportement et de confiance parentale sont également comparables à ceux obtenus dans le cadre de programmes dispensés en personne.

Pour les familles vivant dans des communautés rurales, isolées et nordiques, ainsi que pour celles qui doivent concilier travail, garde d'enfants ou responsabilités familiales, l'accès au numérique n'est pas seulement une commodité, c'est une nécessité.

Le modèle d'accompagnement téléphonique de SFI, soutenu par la technologie IRIS et une approche de soins par paliers, a été spécialement conçu pour répondre à ces réalités. Les familles bénéficient du niveau de soutien adéquat au moment opportun, avec une grande flexibilité.

Perspectives d'avenir

Alors que la demande en matière de soutien psychologique continue d'augmenter, les preuves sont claires : une intervention précoce, accessible et axée sur les compétences doit être la pierre angulaire des soins.

La santé mentale numérique n'est plus une alternative. C'est un moyen éprouvé et efficace d'atteindre plus rapidement les familles, de réduire les obstacles et d'apporter des changements durables.

Le Strongest Families Institute reste déterminé à faire avancer ce travail par la recherche, l'innovation et le partenariat, afin de garantir que chaque famille, quel que soit son lieu de résidence ou sa situation, puisse bénéficier du soutien dont elle a besoin, quand elle en a besoin.

Sources

  1. Société canadienne de pédiatrie
    Promouvoir une santé mentale optimale chez les enfants et les jeunes
    https://cps.ca/en/documents/position/promoting-optimal-mental-health-outcomes-for-children-and-youth
  2. Organisation mondiale de la santé (OMS)
    Lignes directrices sur la santé mentale au travail et l'intervention précoce
    https://www.who.int/publications/i/item/9789240053052
  3. Centre Harvard sur le développement de l'enfant
    En bref : La science du développement de la petite enfance
    https://developingchild.harvard.edu/resources/inbrief-the-science-of-early-childhood-development/
  4. Académies nationales des sciences, de l'ingénierie et de la médecine
    Favoriser le développement mental, émotionnel et comportemental sain des enfants et des jeunes
    https://nap.nationalacademies.org/catalog/25201
  5. Grist, R. et al. (2019).
    Interventions en santé mentale à distance auprès des enfants et des adolescents : revue systématique
    Journal of Medical Internet Research, 21(6).
    https://www.jmir.org/2019/6/e12340/
  6. Ebert, D. et al. (2018).
    The effectiveness of internet- and mobile-based psychological interventions
    World Psychiatry, 17(3), 312–324.
    https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC6127768/
  7. Strongest Families Institute
    Études de résultats évaluées par des pairs et évaluations internes du programme (diverses).