Pour Fran Capell, la vie de mère célibataire n’a jamais été facile. Originaire de l’Ontario et vivant aujourd’hui à Terre-Neuve, Fran élève seule son fils de 11 ans tout en faisant face aux réalités quotidiennes du TDAH, de l’anxiété, de la dépression et des hauts et des bas qui peuvent en découler.
« C'est parfois un véritable tour de montagnes russes », avoue-t-elle avec franchise. « Parfois, on vit les choses au jour le jour, heure par heure, minute par minute. »
Avant de rejoindre le Strongest Families Institute (SFI), Fran explique que l'anxiété a profondément marqué sa vie.
« Si quelqu’un frappait à ma porte, j’étais complètement paniquée », se souvient-elle. « Je sortais le moins possible et je rentrais chez moi aussi vite que possible. Souvent, je m’effondrais en larmes. »
Comme beaucoup de parents, Fran a essayé de protéger son fils du fardeau qu'elle portait.
« Mon petit me serrait très fort dans ses bras et me demandait ce qui n’allait pas. Essayez donc de dire à un enfant de 11 ans qu’il n’y a rien de grave et de le faire croire. »

Au fil du temps, Fran s'est mise à s'isoler de plus en plus dès que les choses devenaient difficiles. Elle avait du mal à demander de l'aide.
« Il y a cinq ans, je n’aurais jamais osé faire le premier pas », dit-elle.
C'est les services d'aide à l'enfance et à la jeunesse qui ont initialement orienté Fran vers SFI. Plus tard, après avoir elle-même bénéficié du soutien du programme, elle a décidé de s'y inscrire de son propre chef.
« Ça a été très important pour moi », explique-t-elle. « Avant, j’avais toujours l’impression que les gens me jugeaient. J’avais beaucoup de mal à faire confiance aux autres. Mais SFI m’a fait me sentir la bienvenue. »
Sa décision de reprendre le programme ne concernait pas seulement elle-même, mais aussi son fils.
« Je voulais qu’il voie que sa maman est forte », dit-elle. « S’il voit que ces choses aident maman, alors peut-être qu’il comprendra qu’il n’y a pas de mal à demander de l’aide lui aussi. »
L'une des choses qui a le plus marqué Fran, c'est le lien qu'elle a ressenti avec son coach SFI.
« Ils ne m’ont pas traitée comme un simple numéro », dit-elle. « J’avais l’impression de parler à un ami qui se souciait vraiment de moi. »
Même si elle admet avoir été un peu nerveuse au début à l'idée d'être jumelée avec un entraîneur masculin, ces inquiétudes se sont rapidement dissipées.
« J’ai ri avec lui, j’ai pleuré avec lui, j’ai été frustrée, et il m’a écoutée », dit-elle. « On voit tout de suite quand les gens aiment vraiment ce qu’ils font. »
Pour Fran, cette compassion a fait toute la différence.
« Si je pleurais pendant une séance, ils ne me pressaient jamais », raconte-t-elle. « Chaque fois que je m’excusais, on me disait que ce n’était pas la peine. Dès qu’il prononçait ces mots, je sentais que je me calmais. »
La souplesse du programme lui a également été d'un grand secours pendant une période particulièrement difficile de sa vie.
« Il y avait beaucoup de choses à faire, et j’ai parfois dû reporter certains rendez-vous », explique Fran. « Ils se sont montrés très compréhensifs. Ils m’ont aidée à trouver des horaires qui s’adaptent à mon emploi du temps. »
Grâce à ce programme, Fran a appris des stratégies pratiques d'adaptation, notamment des techniques de respiration profonde et des outils pour gérer les émotions envahissantes avant qu'elles ne s'intensifient.
« Je ne suis plus aussi nerveuse qu’avant », dit-elle. « Si je sens que mon cœur commence à s’emballer, j’ai désormais les moyens de gérer cette situation. »
Mais le changement le plus important est peut-être ce que son fils constate.
« Mon fils a remarqué un changement chez moi, et cela en dit long », dit-elle. « Il voit que maman est plus heureuse. Maman sourit, et ça le fait sourire. »
Aujourd'hui, Fran dit que l'ambiance chez eux a changé.
« Pendant des années, notre relation a connu des hauts et des bas », explique-t-elle. « Aujourd’hui, quand nous sommes ensemble, aucun de nous deux ne ressent le besoin de prendre ses distances. »
Quand on lui demande ce qu’elle dirait à un autre parent qui traverserait une période difficile, Fran n’hésite pas un instant.
« Je leur dirais que j’ai eu peur moi aussi », dit-elle. « Mais cette peur finit par s’estomper. Grâce à ces programmes, on arrive à nouveau à gérer sa vie. »
Elle estime que l'un des principaux atouts de SFI réside dans le caractère profondément humain de l'expérience qu'elle offre.
« Oui, c’est un accompagnement professionnel, dit-elle, mais ça ressemble à une amitié. Ça compte beaucoup de savoir que quelqu’un a vraiment envie de m’aider. »
Avec le recul, Fran explique que le fait de se confier a été la démarche la plus difficile, mais aussi l'une des plus importantes.
« S’il y a une chose que j’aimerais que les gens sachent, dit-elle, c’est que demander de l’aide peut tout changer. »