Le mois de janvier arrive souvent avec l'espoir que les choses reviennent « à la normale ». Les vacances sont terminées, les décorations ont été rangées, l'école a repris, et pourtant, de nombreuses familles se sentent plus épuisées, émotives et dépassées qu'elles ne l'avaient prévu.
Pour les enfants, le retour à la vie quotidienne après une période de fêtes bien remplie peut être particulièrement difficile. Les horaires de sommeil changent, le temps passé devant les écrans augmente, les attentes sociales évoluent et, pour les parents, la pression pour « revenir rapidement à la normale » peut être lourde à supporter.
Si votre famille a du mal à se remettre dans le bain en janvier, vous n'êtes pas seul. En effet, des études montrent régulièrement que les troubles du comportement, les difficultés à dormir et les troubles émotionnels atteignent souvent leur paroxysme après de longues vacances ou des bouleversements importants dans la routine quotidienne. La bonne nouvelle ? Janvier est aussi l'un des meilleurs moments pour prendre un nouveau départ, non pas avec des résolutions rigides, mais avec un soutien pratique et de la compassion envers soi-même. Et SFI est là pour vous aider.

Pourquoi janvier peut sembler plus difficile que prévu
Les enfants s'épanouissent dans la prévisibilité. Les recherches sur le développement de l'enfant montrent systématiquement que la routine favorise la régulation émotionnelle, l'attention et le comportement, en particulier chez les jeunes enfants et ceux qui souffrent d'anxiété, de TDAH ou de sensibilités sensorielles.
Pendant les vacances, même les expériences positives peuvent surcharger le système d'un enfant. Des heures de coucher plus tardives et un sommeil irrégulier, une augmentation du temps passé devant les écrans, une stimulation excessive due à la foule et au bruit, ainsi que des changements dans les personnes qui s'occupent de l'enfant, son environnement et ses attentes peuvent tous avoir un impact.
Selon des recherches sur le sommeil chez les enfants, même de petites perturbations du sommeil peuvent affecter l'humeur, l'attention et le comportement pendant plusieurs semaines. Cela signifie que les difficultés rencontrées en janvier ne sont pas un échec, mais une réaction normale au changement.
Les aidants le ressentent également. Des études montrent que le stress parental et le comportement des enfants sont étroitement liés. Lorsque les aidants sont épuisés ou débordés, les enfants le manifestent souvent par des réactions émotionnelles accrues ou un comportement difficile.
Comprendre ce lien est une première étape importante vers le changement.
Le mois de janvier n'est pas nécessairement celui où tout doit être réglé d'un seul coup. En fait, les données disponibles suggèrent que des changements progressifs et constants sont bien plus efficaces que des bouleversements soudains. Au Strongest Families Institute (SFI), nos programmes fondés sur la recherche mettent l'accent sur le développement des compétences, à savoir des stratégies modestes et réalisables qui s'intègrent dans la vie réelle et renforcent la confiance au fil du temps.
Voici quelques moyens fondés sur des données probantes qui permettent aux familles de se remettre sur pied après une période chargée.
- Reconstruire les routines
Essayer de tout changer d'un seul coup peut se retourner contre vous. Choisissez plutôt une ou deux « routines de base », comme instaurer une routine cohérente pour le coucher, fixer des horaires prévisibles pour les repas et les collations, ou mettre en place un rituel matinal avant l'école, et partez de là.
Des recherches montrent que les routines prévisibles réduisent l'anxiété et améliorent la coopération, même lorsque le reste de la journée semble flexible.
- Réinitialiser le sommeil
Le sommeil est essentiel au comportement, à l'humeur et à l'attention. Selon la Société canadienne de pédiatrie, un sommeil insuffisant ou irrégulier est fortement associé à une irritabilité accrue, à l'impulsivité et à des accès de colère.
Plutôt que d'imposer immédiatement une heure de coucher plus tôt, essayez d'avancer l'heure du coucher de 15 minutes tous les deux ou trois jours. Il est également important de maintenir des heures de réveil régulières et de limiter l'utilisation des écrans pendant au moins une heure avant le coucher. Mettre en place une routine pour se détendre est un autre excellent moyen de signaler aux petits cerveaux et aux petits corps qu'il est temps de se calmer et de se préparer au repos. Essayez de lire des livres ou d'encourager les jeux calmes avant le coucher.
- Intégrez le calme quotidien
Le mois de janvier est souvent synonyme d'agenda chargé, les familles essayant de « rattraper le temps perdu ». Mais les enfants ont besoin de temps de repos intentionnels pour se réguler.
Le calme ne signifie pas nécessairement le silence. Dessiner, faire des puzzles, jouer aux Lego, lire ensemble, faire une petite promenade ou écouter de la musique sont d'excellents moyens de calmer le système nerveux, de réduire l'escalade émotionnelle et d'améliorer la concentration.
- Utilisez le renforcement positif dès le début et souvent
Des décennies de recherche comportementale montrent que le renforcement positif est l'un des moyens les plus efficaces pour modeler le comportement.
Les enfants répètent les comportements qui leur valent de l'attention, en particulier une attention positive. Il a été démontré que même de brefs moments passés en tête-à-tête permettent de réduire les problèmes de comportement et de renforcer les relations entre les personnes qui s'occupent des enfants et ces derniers.
- Préparez-vous aux moments délicats connus
Les transitions sont particulièrement difficiles en janvier : les matins sombres et précoces, la précipitation pour se préparer, les trajets pour aller à l'école, l'heure des devoirs et l'heure du coucher suscitent souvent de vives émotions. Discuter des attentes avant les transitions et utiliser des emplois du temps visuels ou des rappels sont d'excellents moyens de préparer tout le monde et de renforcer la confiance des enfants et des personnes qui s'occupent d'eux.
- Modèle d'auto-compassion
Les enfants apprennent à réguler leurs émotions en observant les adultes. Lorsque les personnes qui s'occupent d'eux font preuve de souplesse, de bienveillance envers elles-mêmes et de calme dans la résolution des problèmes, les enfants acquièrent également ces compétences. Des recherches montrent que la compassion que les personnes qui s'occupent des enfants ont envers elles-mêmes est liée à une réduction du stress parental et à de meilleurs résultats pour les enfants.
Une assistance est disponible dès maintenant
Le mois de janvier peut être un tournant décisif. Non pas parce que tout devient soudainement facile, mais parce que les familles choisissent le soutien plutôt que la lutte.